Poème d’un membre
N.P.A.I
par ATOSMembre
Ne pointez pas vos flèches vers le ciel. Cessez de l'encadrer, de l'enfermer, de l'encenser. Le ciel, laissez le un peu en paix. Si il y avait encore quelqu'un au ciel ici bas, non ? ça se saurait. Cessez vos cris et vos appels, cessez vos prières, et vos adresses. Ne dressez pas vos autels, ne déroulez pas vos tapis, rangez votre vaisselle, et vos chasubles en dentelle. Sous les lampions y a plus qu' des balles perdues. Faudrait relire le registre au lieu de réciter les chapitres ! Il est parti puisqu'on vous l' dit. I r' viendra plus. Soufflez vos réverbères et vos bougies. Si il était encore au ciel i point' rait l' nez à la mansarde. Mais là haut quand il fait nuit on voit bien qu' ça une paie qu'il est parti. Y a pas de réponse à vos lettres Y pas de message chez la concierge. Tout ce qu'il en reste c'est des obus en courant d'air des cratères dans les murs et des cadavres dans les tiroirs. Et devinez un peu qui va payer l'ardoise ? Ne pointez pas vos flèches vers le ciel Puisque j' vous l' dis : c'est à cause de ça qu'il est parti ! Faut dire aussi que dans les rues trois jours par semaine un défilé pareil ça vous userait plus d'un conscrit. Je sais... au commencement était le verbe. Mais faut bien s' faire une raison : Il a fini par nous dire : merde. Alors, rangez vos arcs et puis vos flèches et allez un peu plus loin poser vos fesses.
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