Poème
Nuit fille de la terre, amène tes flambeaux
par Isaac HABERT
Nuit fille de la terre, amène tes flambeaux, Et ton silence coi, et des hauts monts descendre Fais tes brouillards nuiteux pour ici les étendre Et couvrir l'horizon de tes sombres rideaux, Afin que le Sommeil des stygieuses eaux Vienne arrouser mon chef, et sur mon corps répandre Le jus du noir pavot pour m'aider et défendre Contre amour inventeur de martyres nouveaux. Les plaies, les liens et les prisons obscures, Les peines, les soucis, les flammes, les froidures, Ne nuisent aux humains pendant que le sommeil Tient leurs corps engourdis dessus la plume oiseuse. Répands donques sur nous ton humeur paresseuse, Ainsi jamais Phoebus ne nous montre son oeil.
Commentaires (2)
Clé d’azur et clé de sinople ---------------------------- Vous n’ouvrez point la demeure éternelle Illuminée des immortels flambeaux, Ni le ciel pur où les astres sont beaux, Ni le harem où les femmes sont belles ; Or vous, les clés de la tombe immortelle, Aussi les clés de l’oubli, son jumeau Et de l’olive au magique rameau, Vous me serez des compagnes fidèles. Celles et ceux que ma lyre émouvait, Planteraient-ils, si faire se pouvait, Un petit arbre en la funèbre place ? Un compagnon des papillons heureux, Un protecteur des oiseaux amoureux, L’arbre vivant qui voit la mort en face.
Voir aussi https://paysdepoesie.wordpress.com/2018/06/17/cle-dazur-et-cle-de-sinople/
Connectez-vous pour laisser un commentaire.