Poème
Ô qui a jamais veu une barquette telle
Ô qui a jamais veu une barquette telle, Que celle où ma maistresse est conduitte sur l'eau ? L'eau tremble, et s'esforçant sous se riche vaisseau, Semble s'enorgueillir d'une charge si belle. On diroit que la nuict à grands troupes appelle Les estoiles, pour voir celle, dans le batteau, Qui est de nostre temps un miracle nouveau, Et que droit sur son chef tout le ciel estincelle. Pour vray onc je ne vis une nuict estoillee Si bien que celle nuict qu'elle s'en est allee : Tous les astres y sont, qui content estonnez Les biens qu'ils ont chascun à ma Dame donnez ; Mais ils luisent plus clair, estans rouges de honte D'en avoir tant donné qu'ils n'en sçachent le compte.
Commentaires (1)
Vaisseau magique -------- Je parcours l’espace rebelle, Autant dans les airs que sur l’eau ; Je suis le plus vaillant vaisseau,, La mer devant moi se fait belle. Je vais où l’ondine m’appelle, Je surpasse tous mes rivaux ; Je vais vers des mondes nouveaux Où l’or se ramasse à la pelle. Traversant la nuit étoilée, Je vois Artémis dévoilée ; J’aime son regard étonné. Que de trésors abandonnés ! De n’en savoir jamais le compte, Il ne convient d’en avoir honte.
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