Poème
Officiers de la garde blanche...
Officiers de la garde blanche, Gardez-moi de certaines pensées la nuit. Gardez-moi des corps à corps et de l'appui D'une main sur ma hanche. Gardez-moi surtout de lui Qui par la manche m'entraîne Vers le hasard des mains pleines Et les ailleurs d'eau qui luit. Épargnez-moi les tourments en tourmente De l'aimer un jour plus qu'aujourd'hui, Et la froide moiteur des attentes Qui presseront aux vitres et aux portes Mon profil de dame déjà morte. Officiers de la garde blanche, Je ne veux pas pleurer pour lui Sur terre. Je veux pleurer en pluie Sur sa terre, sur son astre orné de buis, Lorsque plus tard je planerai transparente, Au-dessus des cent pas d'ennui. Officiers des consciences pures, Vous qui faites les visages beaux, Confiez dans l'espace au vol des oiseaux Un message pour les chercheurs de mesure Et forgez pour nous des chaines sans anneaux. 1939
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Deux ours de gueules ----------------------------- De gueules, deux ours aux dents blanches Montent la garde jour et nuit, Un seul écu leur sert d’appui, Ils ont l’autre main sur la hanche. Ces deux guerriers n’ont jamais fui ; Et, jour après jour, ils s’entraînent En portant des marmites pleines Au druide qui vit loin du puits. S’il survenait une tourmente Pire que celles d’aujourd’hui, Ils braveraient l’éclair qui luit Et ne décevraient nos attentes.
Senryû du vinosaure de gueules -------- Remplis bien nos verres, Vieux vinosaure de gueules, Nous les viderons
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