Poème
Pantomime
par Paul VERLAINE
Pierrot, qui n'a rien d'un Clitandre, Vide un flacon sans plus attendre, Et, pratique, entame un pâté. Cassandre, au fond de l'avenue, Verse une larme méconnue Sur son neveu déshérité. Ce faquin d'Arlequin combine L'enlèvement de Colombine Et pirouette quatre fois. Colombine rêve, surprise De sentir un coeur dans la brise Et d'entendre en son coeur des voix.
Commentaires (1)
Collation ------------ Pendant que le pain est tendre, Tranchons-le, et sans attendre, Tartinons-le de pâté. Pour le festin sont venues Tant de belles inconnues, À la joie des invités ! N’y voyez des gourgandines, Mais bien d’aimables gredines Au rire de bon aloi. Le vin, qui presque les grise, Dans leur regard qu’il irise Fait vivre un reflet narquois.
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