Poème d’un membre
Pierre
par ATOSMembre
Dans le campement des hommes Minuit s'en revient vers la grange. Les bûches soupirent dans la cendre. Le feu gémit. Bientôt, il se dira... endormi. Le temps suspend sa gibecière à la porte de la nuit. La table est lourde de la peine de Pierre. Entre les pots de porcelaine, la lampe file simplement la lumière Et carde lentement les mots d'une lettre annonçant l'arrivée de l'enfer. Quelques châtaignes dans un bol remplissaient d'espoir cet automne. Une route trouve refuge dans le froid. Pierre ne se doutait pas qu'il n'en reviendrait pas
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