Poème
Pourquoi, courtisane
Pourquoi, courtisane, Vendre ton amour, La fleur diaphane, La fleur diaphane Que fleurit le jour Et que la main fane, La rose d’amour ? - Pourquoi, blond poète, Ouvrir au passant Ta douleur muette, Ta douleur muette, Lys éblouissant Que la foule jette Et brise en passant ? - Ton cœur qui se pâme Brûle pour chacun : Tu souilles la flamme ! - Tu souilles la flamme ! Tout a son parfum : La caresse et l’âme, Dans tout, dans chacun ! - Mon hymne rapporte Comme un souvenir La croyance morte. - La croyance morte Ne peut revenir Par la même porte, Comme un souvenir ; Mais quand l’amour cesse, On vient l’allumer À ma folle ivresse. - Oh va ! nulle ivresse Ne peut ranimer L’amour en détresse, Ni le rallumer ! Février 1841.
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