Poème d’un membre
Quand la nuit s'allonge...
par guillaumePrevelMembre
Quand la nuit s'allonge Et te remplace Aux heures qui rongent Mes chairs coupables et me glacent Près de la place restée vide Dans le lit de mes envies Je reste absent et livide A compter les jours solitaires de ma vie Depuis lors mon cœur endormi s'allonge A la place laissée désespérément vide Et mes pensées et mes songes Restent pour toi, sublime qui lentement me suicide Les pièces rapportées de mon être Sont en morceaux de rien Qu'est-ce donc que paraître? Sans celle qui nous faisait tant de bien! Nous ne sommes que poussière et sable Sur une plage tourmentée Que le vent vénérable Se plaît à balayer! Quand la nuit épaisse s'annonce Je sens les regrets s'appesantir Et ils sont comme un coup de semonce Dans mon cœur abîmé déjà prêt à mourir! 25 juillet 2018
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