Poème
Récompense
Ô corps tout secoué de prochaines musiques ! Lié contre la table où pèse ton sang noir, laisse-toi transporter d'un rire dramatique et de honteuse ardeur embellis ton espoir. Fils indigne de l'or natal, apôtre étrange, je désire la mer mon patrimoine bleu ; j'épuise tous mes cris dans les ailes d'un ange, je tente d'acquérir la sagesse du feu. Ah ! que craindrait mon corps du printemps sur la terre ? Je vendange ma vigne avec gloire et colère, mon amour a repris la face de la nuit. - Et dans le bruit mortel que fait l'aube criante voici ! Je reconnais, généreuse et riante, la Muse au coeur flambant, la porteuse de fruits !
Commentaires (1)
Porte vers la sagesse -------------- Je suis un portail, je me dresse Au fond d’une modeste cour ; Ici nul ne fait de discours, Chacun s’en va vers la sagesse. Pas de maître, pas de maîtresse, Juste le frêle fil des jours ; Plus de tendresse que d’amour Mais on échappe à la détresse. À ce passage ayez recours ; Prenez les chemins les plus courts Et gardez bien les pieds sur terre. Sur ces chemins,ne courez pas, Trop de vitesse est délétère ; Marchez donc d’un tranquille pas.
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