Poème
Reste belle
Que ton feu me dévore ! Plaisir ou bien effroi, Tout me ravit ; j'adore Tout ce qui vient de toi, Et la joie ou les larmes, Tout a les mêmes charmes. Ta voix qui se courrouce, Quand j'en étais sevré, Pourtant semble plus douce A mon cœur enivré Que les chansons lointaines Qui tombent des fontaines. Garde ta barbarie, Tes méchants désaveux ; Tu ne peux, ma chérie, Empêcher tes cheveux, Où le soleil se mire, De vouloir me sourire ! Tes pensives prunelles Ont emprunté des cieux Leurs splendeurs éternelles ; Ton front délicieux Prend en vain l'air morose, Ta bouche est toujours rose. Malgré tes forfaitures, Les roses de l'été Ornent de lueurs pures Ta sereine beauté A ta haine rebelle. Il suffit, reste belle ! Non, ta grâce de femme, Rien ne peut la ternir ; Elle est un sûr dictame, Et tu vins pour tenir La quenouille d'Omphale Dans ta main triomphale. Février 1861.
Commentaires (2)
Ta présence me charme, Ton absence est repos. Ton rire me désarme, Et chacun des propos De ta langue frondeuse Rend mon âme songeuse.
A toutes celles que jai jamais vraiment aimees.
Connecte-toi pour laisser un commentaire.