Poème d’un membre
Retour à la nature
par TristanLuthMembre
A l'ombre des rayons du supermarché L'humeur tempêtueuse, les pensées embrumées Après tes paroles glaciales, oh mon arc-en-ciel, Ton averse de la veille, Je coulais. Mon coeur de pierre s'érodait. Je dévalais sans toi la cascade de nos rêves. Le brouillard de mon esprit se lava quand je les vis, Les embruns de leur bonheur empestaient plus que la sève. Lui ! Cette vieille brance, avec le soleil de ma vie ! Piétinant les racines de mes espoirs ! Noyé par une vague d'idées noires, Aveuglé par ta lumière, Plus vite que le vent, rapide comme l'éclair, Mon poing enflammé lui assena mon coup de foudre Qui lui fit voir trente-six étoiles. Son herbe grasse devint poudre. Plus lourde qu'un rochet Ma jalousie l'écrase. Oh mon astre, pourquoi ce regard gelé Quand mes yeux à ta vue s'embrasent ? Je reçois sans voix la pluie sans fin de tes remords. Je ne suis plus qu'un tas de feuilles mortes. Mes pleurs étaient fleuves, mes larmes sont flocons. Je les cache derrière une écorce de résignation. Mon tronc s'affaisse, je suis à l'automne de ma vie. Je me fâne, je me flétris. Et je m'enneige, tu m'as réduit en cendres. L'hiver vient, je n'ai plus qu'à l'attendre.
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