Poème d’un membre
Siloam
par ATOSMembre
Les lignes de ta main suivent les chemins qui arpentent les courbes des déserts. Aveugle, tu demandes le monde du bout des doigts. Le souffle de ton chant soulève la banne des pierres qui offense tes paupières. . L'orage trace ses écrits dans le sable. L'oued rouge se déverse en toi. Tu sais maintenant ce que tu vois : Ta chair prend la couleur de la Terre. Tes doigts creusent toute sa lumière. La source est à la portée de ta voix. Tu sens enfin ce que tu vois.
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