Poème d’un membre
Sonnet décousu de fil blanc
par FABMembre
Métaphore enfilée tout autour de mon cou, La poésie se tisse avec cœur à l’ouvrage Par mes petites mains car l’infini servage De la féminité en alourdit le coût. Mon petit atelier brode, retouche et coud Des sonnets en dentelle ou en raccommodage Pour habiller mon âme en cherchant l’avantage De ses déchirements, de ses quatre cents coups. Coups d’épingle ou d’épaule en points d’exclamation, Coups de dé, coups du sort en points de suspension, Coups fourrés, coups montés, tous les points se grappillent Pour en perdre après coup et le fil, et l’aiguille, Le dé à coudre avec le bouton et la robe. Pour valoir le coup d’œil, point d’ironie dérobe.
Commentaires (1)
J'aime beaucoup cette vision de l'écriture comme un artisanat, un long travail de patience fait de fil de soie, de fer et d'idées. Merci
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