Poème d’un membre
Sur les tréteaux
par ATOSMembre
A leurs crochets, docilement suspendus, des coqs nus , donnaient au marché une allure désemmanchée. C'était un jour au parfum des olives, et des noix concassées, de la poitrine aux dessus des sanguines et de rires gras tombant dans les paniers. Dans ses allées une robe comptait ses fleurs, tenant d'une main le pain de ses enfants, et de l'autre trois pièces pour le museau, Dire qu'un peu plus tard, ce marché sur des tréteaux perdrait ses eaux au fond du caniveau, c'est montrer à la France sa tête de moineau.

Connectez-vous pour laisser un commentaire.