Poème d’un membre
Taormina, à l’orée du jour
par jorgevalourMembre
Nuit close au-delà des falaises Saisit En un tout L’éclaté de ma vie. Figures fugaces Formées Au flot de l’écume ; Mer et ciel collés, Si distincts de Messine, Horizon dessiné à l’amorce du jour, La mer creusée, bombée, Veinée, mouchetée, Poudrée de crêtes blanches, Et l’eau sombre marbrée… Et Mon cœur qui s’émeut et s’ébroue De tant de Silence… Les déferlantes du large, Se rient De tous les esquifs rapides, Et Mon cœur est si gros, Surtout… Ne pas croire les ondes… La volute des vagues A tant d’ampleur Qu’elle bouillonne Toujours Sur les grèves… Sous mes pas, L’effondrement des pierres Comme un roulement guerrier. Terre étirée En épaulière Dans les lueurs bleutées D’un théâtre antique. Flot aléatoire D’amour Qui perle Qui coule Et roule Et meurt Aux laves de l’Etna. Taormine (Sicile) Juin 2015
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