Poème
Tombeau de Vénus
par Raymond RADIGUET
Jouets des vagues, vos oreilles roses. Ô mes cousines, plus légères que l’onde, pourquoi l’orphéon océanique vous fait-il frissonner ? Voici Vénus. (Mais si vous voulez grandir, mes petites cousines, vous n’avez pas de temps à perdre.) Aujourd’hui, cueillette des plumes d’autruche ; bouquet de vagues frisées, l’éventail de Vénus. Si elle se noie, nous lui élèverons un tombeau en coquillages.
Commentaires (1)
Jeux de plage ---------------- Radiguet sur la plage écrit des vers légers ; C'est pour faire sourire au matin ses cousines. Regardez ! C'est Vénus (et non pas Mélusine) Qui vient, avec bonté, leur apprendre à nager. L'éventail de Vénus est d'un joli plumage Ou d'écume marine, on ne sait pas très bien ; Si la mort d'Aphrodite auprès de l'eau survient, De coquilles sera son brillant sarcophage.
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