Poème d’un membre
Viles Villes
par PhulanKileMembre
D'ici s'offrent à moi tous les voyages de ci de là trains, avions voitures, ici-bas, relient des urbanités dont je suis las Bouffement des reliages gris finis les tussilages et les briques en jaune rient encore de ce triste matin d'autres espérances sans lendemain encore ces tours en verre, transparentes pour voir ces vers, se trémoussant, qui se mentent De ce naturel heureux mais feint le poète brosse la ville à sa main dont elle prend les contours d'esprit subjectivant les nouvelles constructions de son cri aux honnêtes que l'architecte reflète dans l'urbanisme auquel il fait fête Les poètes Blok et Cavafis préfèrent les tempêtes que souffle la Nature sur leurs pics... pauvres têtes Ô forces du Progrès comme il fait bon te chanter Ô forces de la Paix comme il vaut mieux te louer que te clouer, t'évertuer que te brosser pour que tes Bienfaits s'admettent comme la fumée des fours Les câbles, ces fils atroces du Progrès dansent au gré des arbres, ces fils qui rossent les grès les battent, les lacèrent dans le vent dominant celui de la culture contre nature l'illuminant La fée électricité Carabosse joue la prêtresse accumule ses forces, jouant de la fesse pour séduire de sa crosse la douceur des jeux liant leurs devenir à d'irrépressibles chaînes de feu De partout la campagne brûle lorsque dans la ville, la technologie pullule asservissant rationnellement ceux qui la hurlent de voir s'étaler non le rêve en la nuit même diurne mais bien la Logique du hibou qui ulule 10 ventôse 213
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