Poème
Vue
par Paul VALÉRY
Si la plage planche, si L’ombre sur l’oeil s’use et pleure Si l’azur est larme, ainsi Au sel des dents pure affleure La vierge fumée ou l’air Que berce en soi puis expire Vers l’eau debout d’une mer Assoupie en son empire Celle qui sans les ouïr Si la lèvre au vent remue Se joue à évanouir Mille mots vains où se mue Sous l’humide éclair de dents Le très doux feu du dedans.
Commentaires (3)
le premier vers semble défectueux : je lis, ailleurs : "si la plage penche" - ce qui me paraît plus sensé... (ou bien : existe-t-il deux versions ? valéry a repris, et corrigé, l'Album - mais franchement, "si la plage planche", pour moi, ça ne veut rien dire...)
oui effectivement ce vers m'a toujours interrogé quant au sens; il eut été bon en effet de dire "si la plage penche" ou "si la plage blanche" à moins qu'il y ait là une comparaison de la plage avec une planche ???peut-être que quelqu'un a une explication au vers de Valéry ...assez énigmatique...
à moins encore qu'il s'agisse du verbe "plancher" ???
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