Poème
Chanson de Han d'Islande
par Gérard de NERVAL
Lorsque dans nos vertes campagnes La nuit Descend du sommet des montagnes Sans bruit... Malheur à toi qui dans nos plaines Poursuis un voyage imprudent... Entends-tu des forêts lointaines Sortir un long rugissement ?... C'est Han ! C'est Han ! C'est Han d'Islande... Han ! Han ! Han ! Han ! Cet homme qui recèle une âme De fer Et dont les yeux lancent la flamme D'enfer ; Au fond de son antre sauvage Courbé sur un corps palpitant, Ce monstre qui repaît sa rage De cris, de larmes et de sang... C'est Han ! C'est Han ! C'est Han d'Islande... Han ! Han ! Han ! Han ! Quand parfois au sein de la danse Des jeux, Tout à coup un homme s'élance... Hideux ! Si l'on ne peut le reconnaître Si de sa voix le sombre accent Ajoute à l'effroi que fait naître Son regard fixe et dévorant... C'est Han ! C'est Han ! C'est Han d'Islande... Han ! Han ! Han ! Han !
Commentaires (2)
Nef d’Islande ---------- L’esquif léger s’en va découvrir d’autres mondes, Car la Terre promise est au-delà des eaux ; Un riant territoire où les trésors abondent, Où la fée file l’or au magique fuseau. Oui, mais il faut d’abord franchir la mer profonde, Un peu plus large aussi que la Mer des Roseaux ; Affronter les dangers qui surgissent de l’onde, Savoir se repérer sur le vol des oiseaux. La sirène voudrait séduire l’Univers, Selon mon jugement, c’est un projet pervers, Je ne vois aucun sens dans ce qu’elle murmure. Cette nef vaillamment sur les flots se maintient, Éole la conduit, Neptune la soutient, Le soleil rougit comme une tomate mûre.
Fantôme islandais -------- Je me cache dans mon volcan Pour lire du Jacques Lacan, J'aime surtout ses phrases brèves Témoignant d'un humour claquant.
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