Poème d’un membre
Cygne - II
par martineauMembre
Une vague s’aligne et fait la révérence : c’est en l’honneur d’un cygne, qui désormais s’avance. Les roseaux, amarrés, coupent l’air et se penchent, comme pour effleurer la silhouette blanche. Son sillage insinue que ses immenses ailes n’auront jamais connu le vertige du ciel. Il poursuit jusqu’au bord et meurt en le touchant, et l’on entend encore la chute de son chant.
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