Poème d’un membre
Passante
par martineauMembre
Une femme passait, ingénument vêtue, et rien ne fléchissait sa jambe de statue. Elle avait aux cheveux ce qu’il fallait de brise et n’avait comme aveux qu’un silence d’église. À mon œil étonné, se savait-elle nue ? Me savait-elle né pour être sa tenue ? Elle avait à la main un crayon sans modèle et savait que demain je poserai pour elle.
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