Poème
Dame, oncques mais je ne vous vi...
Dame, oncques mais je ne vous vi Que maintenant ; mais, sanz mentir, Mon cuer avez du tout ravi A tousjours mais, sanz departir. Si me fauldra mains maulz sentir, Se m’escondissiez ; ce vous pry. Dame, pour Dieu, mercy vous cry. Grandement m’arez assouvi, S’il vous plaist a moy consentir Vostre amour, et je vous plevi Que tout vostre, sanz alentir, Suis et seray, n’en quier partir. A jointes mains je vous depry ; Dame, pour Dieu, mercy vous cry. Durement m’ara asservi, Vostre beaulté qui amatir Fera mes ris, et assouvi Sera mon bien ; se assentir Voulez ma mort, comme martir Me mourray ; si oyez mon cry : Dame, pour Dieu, mercy vous cry.
Connectez-vous pour laisser un commentaire.