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Christine de Pizan naît à Venise vers 1364. Son père, Thomas de Pizan, médecin et astrologue réputé, est appelé à Paris par le roi Charles V, et la fillette grandit à la cour de France, où elle reçoit une instruction rare pour une femme de son temps. Vers quinze ans, elle épouse Étienne du Castel, notaire et secrétaire du roi.
Le malheur frappe en quelques années : la mort de Charles V prive la famille de son protecteur, son père disparaît, puis son mari meurt en 1390, emporté par une épidémie. Veuve à vingt-cinq ans, avec trois enfants et sa mère à charge, accablée de procès, elle choisit de vivre de sa plume. Elle devient ainsi la première femme de lettres de métier en France.
Elle commence par la poésie lyrique : les Cent Ballades, puis des virelais, des rondeaux, des lais et des jeux à vendre, où la plainte de la veuve se mêle aux jeux de l'amour courtois. Ses vers lui valent la faveur des princes, du duc de Berry à Isabeau de Bavière, à qui elle offre de somptueux manuscrits. Elle prend part, de 1401 à 1402, à la querelle du Roman de la Rose, où elle défend l'honneur des femmes contre Jean de Meun.
Elle aborde ensuite tous les genres : la longue allégorie du Livre de la Mutacion de Fortune, une biographie du roi Charles V, des traités de morale et de politique, et surtout Le Livre de la Cité des dames, en 1405, qui bâtit une cité imaginaire peuplée de femmes illustres. Pendant la guerre civile, elle se retire à l'abbaye de Poissy, où sa fille est religieuse. Elle y compose en 1429 son dernier poème, le Ditié de Jehanne d'Arc, écrit du vivant de la Pucelle, et meurt vers 1430.
Source : Wikipédia
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