Poème
De compter sa Fortune
par Clément MAROT
De Fortune trop aspre, et dure Peult trop souffrir ung pauvre corps, Si par parolle ne mect hors La cause, pourquoy il endure. Mais soubz constante couverture On peult bien declairer les sors De Fortune. D'en dessirer Robe, et Ceincture, Crier, et faire telz efforts, Tout cela ne sert de riens, fors A plus indigner la nature De Fortune.
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