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Clément Marot naît à Cahors en 1496. Son père, Jean Marot, poète de cour au service d'Anne de Bretagne puis de François Ier, l'emmène tout enfant à la cour de France et l'initie aux jeux savants des grands rhétoriqueurs. Après quelques années de clerc chez un procureur, puis de page chez Nicolas de Neufville, seigneur de Villeroy, il entre en 1519 dans la maison de Marguerite d'Alençon, sœur du roi, future reine de Navarre.
Il succède à son père comme valet de chambre de François Ier en 1527 et devient le poète officiel de la cour. Rondeaux, ballades, chansons, épîtres et épitaphes, il manie toutes les formes héritées du Moyen Âge, mais avec un naturel, une malice et une clarté nouvelles, que Boileau appellera plus tard « l'élégant badinage ». Ses épîtres au roi, où il raconte avec humour ses déboires, comptent parmi ses pages les plus célèbres.
Proche des idées de la Réforme, il est emprisonné au Châtelet en 1526, accusé d'avoir « mangé le lard » en carême, puis de nouveau en 1527. Soupçonné après l'affaire des Placards de 1534, il s'enfuit à Nérac puis à Ferrare, auprès de Renée de France, et à Venise. Revenu en grâce après une abjuration publique à Lyon en 1536, il rassemble en 1538 ses Œuvres, où L'Adolescence clémentine, parue en 1532, et sa Suite occupent la première place, puis traduit les Psaumes, que chanteront les protestants.
La condamnation de ses Psaumes par la Sorbonne le pousse à un nouvel exil, à Genève, auprès de Calvin, en 1542, puis en Savoie et en Piémont. Il meurt à Turin en 1544. Premier grand poète de la Renaissance française, il acclimate en France l'épigramme à l'antique, écrit l'un des premiers sonnets français et ouvre la voie à la Pléiade, qui lui doit beaucoup tout en le reniant.
Source : Wikipédia
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