Poème d’un membre
Êzîdî
par ATOSMembre
A tes lèvres l'étoile a noué la crinière de la terre depuis qu'au ciel nous portons la caresse des pierres. Je pose perle à ton front comme œil de lumière. Je dis soleil aux couleurs de la chair. Je dis astre, serpent, oiseau de plume, Je parle de feu et de braise, de ton regard qui parcourt notre sang. Pieds nus, les archanges du temps rédigent le manuscrit de l'arbre. De mémoire je crois en ce qui nous revient.
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