Poème
Il ny à si grossier qui ne connoisse bien...
Mespris de la vie et consolation contre la mort
Il ny à si grossier qui ne connoisse bien Devoir un jour mourir, & toutefois quant l’heure De la mort est venue, il se tourmente, & pleure Desireus de sa perte, & jalous de son bien. N’a il pas bien faillu que pere & mere tien Homme sans jugement, auparavant toy meure ? Comment ? es tu ne seul à fortune meilleure Sur lequel de la mort le trait ne puisse rien ? Tous ceus qui devant toy ont veu l’œil de ce monde, Ceus quiconque apres toy verront sa tresse blonde Dans l’aveugle cercueil comme toy tomberont : Telle est la loy de Dieu de tout peuple receue Que toute voye aura une certaine issue, En fin tu t’en iras ou toutes choses vont.
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Grandeur du trèfle --------------- C’est du trèfle, ça pousse bien, Épargne-lui donc la tondeuse ; C’est une plante vigoureuse, Moi, je ne lui reproche rien. Puisqu’à cette terre il convient, Donne-lui cette plaine herbeuse ; Il peut la rendre plus heureuse Il sera son meilleur soutien. Lui dont la sagesse est profonde, Grâce à lui la richesse abonde ; Honorons-le pour tous ces dons. Aussi longtemps que sa fleur dure, Jusqu’au temps de grande froidure, Qu’il agrémente nos sillons.
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