Poème
Le Jardin (La Harpe d’Armorique) (version française)
par Auguste BRIZEUX
Le Jardin À M. Jean le Bec, instituteur Sur l’air : Théophile. Devant un riant jardin dont la porte était entr’ouverte, Une vieille parlait ainsi, debout sur le seuil : « C’est ici qu’il y a des fleurs, mon Dieu ! et des fruits ! Des choses bonnes à manger et aussi à sentir ! « Je connais un autre jardin, hélas ! un petit jardin noir : Le maître, quand je viendrai, ouvrira aussitôt ; Pour y dormir sans bruit j’aurai une place profonde ; Un riche à mon côté peut-être s’étendra. » Or, un sage se promenait alors dans le jardin : « Pourquoi, ma vieille mère, restez-vous à la porte ? Venez dans mon jardin, venez ! Je suis le maître. Vieille mère, mangez des fruits et respirez des fleurs. »
Connectez-vous pour laisser un commentaire.