Poème d’un membre
Les cendres du serment
par guillaumePrevelMembre
Dans l’âtre de mes doutes brûle un serment trahi ; Que la Muse imposa, souveraine et cruelle. Ses mots m’ont consumé d’une ardeur immortelle, Laissant sur mon esprit la morsure d’un cri. J’ai porté sa promesse jusqu’au seuil de l’enfer ; Et mes mains ont saigné pour chanter sa mémoire. Mais sa voix s’est perdue, naufragée dans l’histoire, Et l’ombre a disparu, d’un orgueil trop amer. Je pleure l’éclat mort de ses baisers de cendre, Je vis sans sa prière, sans sa flamme, sans air, Et le vers reste muet, figé sans sa lumière. J’erre désormais, seul, incapable d’attendre Que renaisse la flamme d’un silence trop dur, Car la Muse s’est tue, me laissant sans armure.
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