Poème d’un membre
Nuque d'ancolie
par martineauMembre
Tu m’as plu sous la pluie quand le vent te voulait, je n’étais que poulie que ton fil affolait. Quand l’orage furieux faisait tout pour te plaire, je n’avais que mes yeux pour égaler l’éclair. Quand l’ongle fut poli et la soie déplacée, ta nuque d’ancolie était à caresser. Plus rien n’est interdit quand nous sommes complets et que j’approfondis ta langoureuse plaie. La lune s’est levée et s’ouvre comme un œuf : à croire que rêver enfante un regard neuf.
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