Poème d’un membre
Pretentaine
par ibn-nanardMembre
Il avait dépassé de loin la cinquantaine Ne croyait plus aux fées ni au croque-mitaine Et dans son nid douillet il lisait plutôt Taine Mais il courait toujours, toujours la prétentaine Le guilledou Aux froidures d’hiver il mettait ses mitaines Des pichets de vin doux composaient sa fontaine Du navire hauturier il était capitaine Mais des filles...oh la la! il en draguait certaines Fieffé filou Il portait toujours beau, la flamberge hautaine, Malgré qu’il eut mis ses cheveux en quarantaine Il faisait du vélo en des courses lointaines, Mais ses galanteries n’étaient pas puritaines Ah! pas du tout Un jour il rencontra une napolitaine Qui lui mit le grappin à peine sous huitaine Il chanta mironton, mironton mirontaine Il avait retrouvé dans son coeur la trentaine Mais filait doux.
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