Poème
Prologue-Épilogue
par Auguste BRIZEUX
Ô divine Unité, fille de l’Harmonie, À toi ce premier chant de mon livre nouveau. Reparais au dernier, telle qu’un bon Génie ; Sois partout le lien mystérieux et beau. Comme le doux Évèn, le saint missionnaire, En apôtre de l’art j’attire par mes chants : Les Indiens suivaient le prêtre au sanctuaire, Parfois j’amène au bien les cœurs froids ou méchants. Ô poésie ! un jour d’heureuse traversée, Le farouche équipage à ma voix te comprit, Sa rudesse par toi se sentit terrassée : Le navire semblait conduit par un esprit.
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