Poème
Quelle soie aux baumes de temps
Où la Chimère s'exténue Vaut la torse et native nue Que, hors de ton miroir, tu tends ! Les trous de drapeaux méditants S'exaltent dans une avenue : Moi, j'ai ta chevelure nue Pour enfouir des yeux contents. Non. La bouche ne sera sûre De rien goûter à sa morsure, S'il ne fait, ton princier amant, Dans la considérable touffe Expirer, comme un diamant, Le cri des Gloires qu'il étouffe.
Commentaires (1)
Heptaville ----------- Sur ses trottoirs, je m’exténue, Admirant ses façades nues Que polit, à loisir, le temps Pour les touristes méditants. Ici, c'est une ville sûre. Des rongeurs, ne crains la morsure, Fais-y venir ton bel amant Qui t'escortera galamment ; Mais les boulevards d'Heptaville Seront durs à tes pieds fragiles, Ce quatrain te le dit, ma soeur : Là, sont des trottoirs sans douceur.
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