Poème
Renouveau
Le printemps maladif a chassé tristement L'hiver, saison de l'art serein, l'hiver lucide, Et, dans mon être à qui le sang morne préside L'impuissance s'étire en un long bâillement. Des crépuscules blancs tiédissent sous mon crâne Qu'un cercle de fer serre ainsi qu'un vieux tombeau Et triste, j'erre après un rêve vague et beau, Par les champs où la sève immense se pavane Puis je tombe énervé de parfums d'arbres, las, Et creusant de ma face une fosse à mon rêve, Mordant la terre chaude où poussent les lilas, J'attends, en m'abîmant que mon ennui s'élève... - Cependant l'Azur rit sur la haie et l'éveil De tant d'oiseaux en fleur gazouillant au soleil.
Commentaires (1)
Un pauvre doctorant regardait tristement Deux mandarins pervers. De son regard lucide, L'étudiant voit celui qui à son sort préside Soutenir un propos qui semble un bâillement. Des crépuscules blancs tiédissent sous son crâne Qu'un cercle de fer serre ainsi qu'un vieux tombeau, Et, triste, il erre après un rêve vague et beau Quand les deux vieux savants ineptes se pavanent. Il est fort énervé de ces foutaises, las, Et creusant de sa face une fosse à son rêve, Voudrait s'en aller par la Porte des Lilas. Mandarins, pourquoi donc ennuyer vos élèves ? Faites-vous naître en eux le sourire et l'éveil ? Vous offrez un couvercle à qui veut un Soleil.
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