Poème d’un membre
Suicide II
par PhulanKileMembre
Que restera t il d'une vie, d'un humain instant une fois passé le cri, d'une bouche s'évaporant une fois oublié l'envie d'être plus que le néant Que restera t il de ces écrits d'un bien piètre temps Le bassin d'un lac d'en-vie, séché par l'oubli La connaissance des amis, laissés sur les bords gris Leur courage d'être encore en vie, lassé de mes ineptes cris La trace que je laisse dans leur esprit, celle vivante qu'ils m'auront pris Rien de plus qu'un étain de jours peureux que nul ne voit beau ou heureux que j'oublis en renonçant à la vie Tous seront chamboulés par ces traces de mon ex-vie J'aurais perdu l'air, la parole et l'ouie J'aurais gagné le néant de la non-vie J'aurais perdu la famille, la vue de mes amis J'aurais gagné d'avoir lâché ceux qui comptaient sur mes cris Bien piètre ami de n'avoir pu souffrir et tenu avec eux les rênes d'une difficile ascension vers les cimes, en creux Pour eux et pour moi, j'aurais décidé pour eux De m'installer ailleurs, sans eux, au fond d'un perpétuel creux Et pourtant, il aurait fallut assumer Et pourtant, j'aurais pas dû déconner Et pourtant, tous sont maintenant déprimer Et pourtant, nous aurions tous continuer à exister Pour vaincre la Société et dans l'oubli la culbuter Mais c'est Elle, par manque de mon courage, qui m'a fait déborder
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