Poème d’un membre
Tempête mardi, poème pour Haïti
par ATOSMembre
Là bas sur les cimes d'une île , une île qui est la terre entière, ils respirent le ciel. Là haut sur un île il pleut mon frère il pleut comme une nuit d'épines de fer il souffle il gueule l'éclair, il tourne et retourne le fleuve, il mâche terres il hâche pierres il écœure les mers, il averse malheur, il plante blanc dans son oeil il arrache le corps des arbres et emporte la tête des hommes. C'est tempête mardi. La bas sous leurs paupières ils ne gardent pas leurs larmes dans leur poches, tu sais, Ils ont le regard cratère comme tambour à coeur ouvert il n'y a que le poids d'un mot , un mot comme une pioche, le mot qui cogne et toujours résonne : Un mot comme une forge. Écoute ! « recommencer « Un mot qui force la porte à l'espoir de l homme parce que il faudra Écoute ! "recommencer" à vivre, "recommencer" à construire, Écoute ! "recommencer" à croire, Écoute ! "recommencer" à aimer, à écrire, enfanter rire chanter, Écoute ! "Recommencer" Respire ! la bas dans leurs livres , ils bercent la terre entière ils prient certains samedi et aiment vendredi Là bas sur cette île, Respire ! ils écrivent une terre toute entière lorsque sera passé le train d'enfer tu verras dans leurs yeux ce que le ciel a écrit entre leurs mains ce que le vent n'a pas détruit ce qu'aucun dimanche ne saura jamais donner Écoute ! un mot comme notre retour au pays un mot aussi grand qu'un homme Ce mot comme un île : Poésie. Respire ! 04.10.2016 à la mémoire de Jean Métellus
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