Poème
À Madame de Lamartine
par Auguste BRIZEUX
Son cœur pleurait, vous pleuriez dans votre âme, Mais vers lui votre amour s’élevait, noble femme. Et je mêlais, silencieux, Aux larmes de vos cœurs les larmes de mes yeux. Scène à troubler le front calme des anges ! Pourtant l’obscur ami s’abreuvait aux louanges Tombant de ce couple navré… Louanges du malheur, vous m’avez enivré ! Dans ses tourments l’égoïste s’isole. Le grand poète souffre et, plus fort, il console ; Tel, sous la brume des hivers, L’invisible soleil ranime l’univers.
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