Poème
À Saint François
par Auguste BRIZEUX
François, reviens chez nous prêcher la pauvreté ! Au milieu de la Bourse il faut placer ta chaire. Aux servants du veau d’or, là, tu crîras : « Misère ! » Viens, de tes mendiants noblement escorté. Et pieds nus, le capuce en arrière jeté, Dis la richesse vile et la pauvreté chère, Poursuivant ces démons, primes, reports, enchère, Des flagellations de ton verbe irrité. Frères, ne laissez point trace du temple immonde ; Puis venez de maison en maison par le monde Ramenant la prière à nos foyers anciens ; De vos humbles vertus purifiez les âmes, Opposez votre bure au luxe fou des femmes, Et rapprenez le Christ aux modernes païens.
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