Poème
À un Sage
par Auguste BRIZEUX
I Sur les bords de l’Acqua-Sola, Sage, vous méditiez plus d’une fraîche idylle, À ces riantes fleurs mêlant d’un doigt facile Celles qu’aux purs sentiers Platon vous révéla : Un jour le Quirinal vous salua ministre : (Temps d’espoir et de crainte, aube douce et sinistre !) Le poète se tut et l’orateur parla. II Sur les bords de l’Acqua-Sola, Quand votre noble voix mourut dans la tempête, Vous êtes revenu philosophe et poète, Et l’idylle a souri vous disant : « Me voilà ! » Ô sainte fleur de l’art que le vulgaire outrage, Qui, lorsque tout périt, survit seule à l’orage, Fleur que respirait Dante et qui le consola !
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