Poème
De meschief, d’anui, de peine...
De meschief, d’anui, de peine, Je fais dis communément, Car selon mon sentement Sont, et de chose certaine ; Mais quant d’autrui voulenté Faire dis me vueil chargier, De cuer mal entalenté Les me fault si loings cerchier, Et de pensée foraine ; Pour ce y metz je longuement : C’est un droit controuvement ; Car a toute heure suis pleine De meschief, d’anui, de peine. Et se le cuer dolent é Il ne m’est mie legier Joyeux ditz faire a planté, Mais pour un pou alegier La doulour qui m’est prochaine Je les fais communement Joyeux, trestout ensement, Comme se je fusse saine De meschief, d’anui, de peine.
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