Poème
Épitaphe de feu Monseigneur le duc d’Orléans
Plus Mars que Mars de la Thrace, Mon père victorieux Aux rois les plus glorieux Osta la première place. Ma mere vient d’une race Si fertile en demy-dieux Que son éclat radieux Toutes lumieres efface. Je suis poudre toutefois, Tant la Parque a fait ses loix Egales et nécessaires. Rien ne m’en a sceu parer : Apprenez, âmes vulgaires, À mourir sans murmurer.
Œuvres poétiques de Malherbe, éd. Prosper Blanchemain, Flammarion, 1897 (texte de l’édition de 1630)
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