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François de Malherbe naît à Caen vers 1555, dans une famille noble de Normandie ; son père est conseiller au présidial de la ville. Il abandonne vite le droit et, vers dix-neuf ans, entre au service d'Henri d'Angoulême, fils naturel d'Henri II et grand prieur de France, qu'il suit en Provence. Il porte les armes pour la Ligue pendant les guerres de Religion, puis épouse en 1581 Madeleine de Coriolis, fille d'un président au parlement d'Aix.
La mort de son protecteur, en 1586, le laisse sans appui. Il dédie à Henri III Les Larmes de saint Pierre, poème encore chargé d'images baroques qu'il reniera plus tard. Son ode de bienvenue à Marie de Médicis, en 1600, le fait remarquer à la cour, mais il n'est présenté à Henri IV qu'en 1605 : le roi lui commande une prière pour son voyage en Limousin, l'apprécie et le garde auprès de lui. Malherbe, qui a cinquante ans, devient le poète officiel de la cour, rôle qu'il conserve sous la régence puis sous Louis XIII.
Sa poésie, d'abord ornée, se dépouille peu à peu jusqu'à une sobriété nouvelle. Il n'a pas écrit d'art poétique, mais ses remarques sévères sur les vers de Desportes et les témoignages de ses disciples, Racan et Maynard, ont fixé une doctrine : clarté, langue pure et commune, rimes exactes, refus de l'hiatus et de l'enjambement. Odes, stances, sonnets, paraphrases des Psaumes : quelques vers, comme ceux de la Consolation à M. du Périer, sont restés dans toutes les mémoires.
Homme rude et franc jusqu'à la brutalité, à en croire Tallemant des Réaux, il est durement frappé en 1627 par la mort de son dernier fils, Marc-Antoine, tué en duel. Il meurt à Paris le 6 octobre 1628. Ses Œuvres paraissent en 1630, et Boileau saluera en lui le fondateur du goût classique par un hémistiche célèbre : « Enfin Malherbe vint ».
Source : Wikipédia
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