Poème
Hymne au Fils
par Auguste BRIZEUX
Le monde t’appelait, triple et simple Unité ! Le miroir symbolique où rayonne ta face, En fragments sous ses pieds l’homme l’avait jeté : De ton miroir, ô Vérité, Il fallait refondre la glace. Ô mystique Pêcheur, le monde t’appelait ! Dans les bourbiers infects nageaient tes créatures ; Toi, les enveloppant des plis de ton filet, Pêcheur mystique, il te fallait Les ramener aux sources pures. Le monde t’appelait, ô doux Crucifié ! Agneau d’expiation ! volontaire victime ! Pour apaiser du ciel la juste inimitié, Pour retremper dans la pitié Les cœurs endurcis par le crime.
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