Poème
Ils s’en vont, ces rois de ma vie...
Ils s’en vont, ces rois de ma vie, Ces yeux, ces beaux yeux, Dont l’éclat fait paslir d’envie Ceux mesme des cieux. Dieux, amis de l’innocence, Qu’ay-je fait pour mériter Les ennuis où cette absence Me va précipiter ? Elle s’en va, cette merveille Pour qui nuit et jour, Quoy que la raison me conseille, Je brusle d’amour. Dieux, amis. Etc. En quel effroy de solitude Assez écarté Mettray-je mon inquiétude En sa liberté ? Dieux, amis. Etc. Les affligez ont en leurs peines Recours à pleurer ; Mais, quand mes yeux seraient fontaines, Que puis-je esperer ? Dieux, amis. Etc.
Œuvres poétiques de Malherbe, éd. Prosper Blanchemain, Flammarion, 1897 (texte de l’édition de 1630)
Connectez-vous pour laisser un commentaire.