Poème
Imité de Martial
Jeanne, tandis que tu fus belle, Tu le fus sans comparaison, Anne, à cette heure, est de saison, Et ne void rien si beau comme elle. Comme à toy les ans luy mettront Quelque jour les rides au front, Et feront à sa tresse blonde Mesme outrage qu’à tes cheveux ; Mais voila comme va le monde : Je t’ai vouluë, et je la veux.
Œuvres poétiques de Malherbe, éd. Prosper Blanchemain, Flammarion, 1897 (texte de l’édition de 1630)
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