Poème
L’Andromède
par Auguste BRIZEUX
L’Italie enchaînée et nue au bord de l’onde Laisse pendre en pleurant sa chevelure blonde : Hélas ! elle voudrait cacher sa nudité, Car l’étranger qui passe outrage sa beauté. Il se rit sans pitié de cette voix plaintive Et meurtrit le sein pur de la noble captive ; Elle, alors, soulevant ses bras chargés de fers, Tristement dans ses yeux roule des pleurs amers, Et cherche vers le ciel, comme une autre Andromède, Si quelque beau guerrier ne vient pas à son aide.
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