Poème
La Plainte de Silvio
par Auguste BRIZEUX
En traversant la vallée Et les monts couverts de bois, Une voix douce et voilée Jusqu’à notre âme est allée. La douce et touchante voix ! « Entendez-vous, dit mon guide, Le chant du pauvre Silvio ? Lorsqu’en sa prison humide Il chante, oh ! sa voix timide Dans mon cœur trouve un écho. — À la voix qui te supplie Pourtant tu n’obéis pas ; Et ta mère l’Italie, Par ses bourreaux avilie, En pleurant te tend les bras ! »
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