Poème d’un membre
La timidité
par turiaMembre
La timidité Dans la vallée ensoleillée, Timidement éclairé Sur ce chemin escarpé Sous un soleil d’hiver, Assis sur une grosse pierre Je suis-là, regardant les promeneurs Déambulant sur le chemin Emmitouflés, dans leurs manteaux d’hivers Pourtant beaucoup se presse lentement Admirant le visage, toujours changeants Des gorges sculptées par le dieu du vent En des temps immémoriaux De cette vallée, tumultueuse, Façonnée par le ruisseau Sillonnant à son pied, Assis sur ce rocher je te vis apparaitre Au détour d’un chemin, tes cheveux de braises Scintillait de mille feux, Les rayons du soleil, lumineux Qui t’auréolait d’un panache divin Comme un buisson ardant Mon cœur fut percé, Jusqu’au plus tréfonds de mon âme Malgré le froid tu marchais, Avec ton manteau ouvert Le vent glacial, irisait ta gorge De deux pics jumeaux Ton pas alerte et vif, me subjuguais Tes jambes longues, puissantes, gainées de noirs Foulais le chemin d’une allure leste Arrivé à ma hauteur, nos regards se sont croisés Le temps d’un instant Portant la lueur des tes yeux ma transpercé le cœur Je suis resté là un bon moment Avant de pouvoir me lancer à ta recherche Je désirai te parler, t’accompagner, te chérir Je t’ai épié longtemps, m’osant pas t’aborder Maudissant cette peur maladive, Qui me paralysait Qui m’interdisais de m’approcher De crainte de te voir t’envoler, Effrayée, effaroucher, Perturbée ou ennuyée Ah vil, timidité, maladie de l’esprit, Qui te cloue sur place Quand vas-tu t’en aller Qu’en vas-tu me laisser vivre Je ne sais combien de combat, J’ai perdu, dû à ton frein Laisse-moi seul et poursuit ton chemin Que mon calvaire prenne fin Va-t’en je n’aurais pas de chagrin Porte ton dévolu sur les vilains Part, disparait, amis en vain Laisse-moi avec ma lassitude et mon destin TOTO 30/11/2017
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