Poème
Le Combat de Saint Patrick
par Auguste BRIZEUX
Apôtre d’Irlande ou d’Eir-Inn, né en Armorique au ive siècle Sois donc fière, Armorique, il est fils de ta lande, Le grand saint appelé l’Apôtre de l’Irlande ; Dans tes bois il reçut le sceptre pastoral Qui défendait Eir-Inn sous le sceptre royal ! — Mais l’esclave s’est rebellée ; Patrick, le doux évêque, est nommé chef des clans ! Voix du cœur, air bardique, allez, nobles élans, Retentissez dans la mêlée ! I L’Arvor frémit à ton rappel, Patrick, son fils, descend du ciel Eir-Inn ! II Lui, par qui Dieu te fut porté, Te portera la Liberté, Eir-Inn ! III Il est temps, sors du gouffre amer Ô perle blanche de la mer, Eir-Inn ! IV Va ! le Léopard du Saxon En vain mordrait ton écusson, Eir-Inn ! V Patrick, pour l’enchaîner encor, Patrick a son étole d’or, Eir-Inn ! VI Sous le bâton épiscopal Mourra le sanglant animal, Eir-Inn ! VII Le Léopard et ses petits. Traîtres à Dieu, sont des maudits, Eir-Inn ! VIII Mais toi, qui combats pour la foi, Les Saints combattront avec toi, Eir-Inn ! IX Il est temps, sors du gouffre amer, Ô perle blanche de la mer, Eir-Inn ! … Vœux impuissants ! force du crime ! Le Saxon est vainqueur du courage et de l’art ; L’oeil farouche, la gueule en sang, le Léopard Sous ses griffes tient la victime. Vivez pourtant, vivez, mes imprécations ! Vents de colère, entrez au cœur des nations ! Gloire aux vaincus ! Et toi, protège encor tes ouailles, Patrick, ô saint pasteur, ô fils de la Cornouailles !
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