Poème d’un membre
Le pardon
par marisolleMembre
J'espère, Monsieur, que votre coeur s'est déchiré en me fermant votre porte au nez. J'avais pris la mauvaise solution, mais n'en suis pas plus navrée. Car à présent, si m'en croyez, vous devrez me demander à genoux s'il le faut, de vous donner mon amitié. Je suis de marbre ainsi que Galathée et vous regarde de haut, Monsieur, avec vos fleurs toutes fanées. Ne vous entourerez pas votre cou de mes deux bras, non ! Mais à présent, je vous rirai au nez tant qu'il me plaira ! Il vous faudra beaucoup fournir d'efforts et de gentillesse pour que j'oublie l'affront que vous me fîtes. Allez, Monsieur, je vous attends, Vous ai-je une seule fois, gardé rancune ? Non, Monsieur, toujours, je vous pardonnai.
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